Nos prochaines Conférences en salle

Conférence d'Art "Léonard de Vinci"

Lundi 4 novembre 2019 à 14h00

L’année 2019, cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci en France, revêt une signification particulière pour le Louvre qui possède la plus importante collection au monde de peintures de Léonard ainsi que 22 dessins. Le musée trouve en cette année de commémoration l’occasion de rassembler autour des cinq tableaux essentiels qu’il conserve, à savoir la Vierge aux rochers, la Belle Ferronnière, la Joconde — qui reste dans la salle où elle est habituellement exposée —, le Saint Jean Baptiste et la Sainte Anne, la plus grande part possible des peintures de l’artiste, afin de les confronter à un large choix de dessins ainsi qu’à un ensemble, restreint mais significatif, de tableaux et de sculptures de l’environnement du maître. Cette rétrospective inédite de la carrière de peintre de Léonard permet de montrer combien il a mis la peinture au-dessus de tout et comment son enquête sur le monde, qu’il appelait « la science de la peinture », fut l’instrument de son art, dont l’ambition n’était rien moins que d’apporter la vie à ses tableaux. Aboutissement de plus de dix années de travail, qui ont vu notamment l'examen scientifique renouvelé des tableaux du Louvre et la restauration de trois d’entre eux, permettant de mieux comprendre sa pratique artistique et sa technique picturale, l’exposition clarifie également la biographie de Léonard en reprenant tous les documents d’archives. Elle dresse le portrait d’un homme et d’un artiste d’une extraordinaire liberté.

Une exposition à découvrir au musée du Louvre du 24 octobre 2019 au 24 février 2020

Conférence Civilisations "Aux origines de la Route de la Soie"

Lundi 4 novembre 2019 à 15h45

C’est en Chine que naquit la culture de la soie dès le troisième millénaire avant J-C. La légende veut que l’art de dérouler les cocons de vers à soie (Bombyx mori) ait été découvert par une impératrice, femme de l’empereur jaune. Des siècles plus tard, ces mêmes fils de soie ont tissé un vaste réseau commercial reliant les contrées chinoises à Rome partant de la ville de Chang’an (actuelle Xi’an) à la ville d’Antioche  (Turquie actuelle).Un enchevêtrement de routes reliait l’Extrême-Orient et l’Europe, croisées à plusieurs endroits par d’autres itinéraires où transitaient des produits de luxe à destination et en provenance d’Inde. L’itinéraire ne doit rien au hasard. Au 5èmesiècle avant J.-C., le vaste empire perse avait déjà amélioré les déplacements vers l’Asie occidentale et l’expansion à l’Est d’Alexandre le Grand avait jeté les bases du commerce trans-asiatique. La dynastie des Han mais aussi les aventures extraordinaires de Zhang Qian (-138-126) constituent des étapes essentielles dans la création de la route de la Soie, dénomination choisie au 19èmesiècle par le géographe allemand Ferdinand von Richthofen pour désigner les voies où transitaient du premier siècle avant notre ère au Moyen-âge soieries et autres marchandises précieuses entre l’Extrême Orient et la Méditerranée. Caravaniers et marchands d’Asie centrale , Indiens et Perses ; plus encore que des hommes ; les routes transportent également les grandes découvertes, les idées, et convulsions de la pensée et de la foi qui remodèlent le monde.

Conférence d'Art "Toulouse-Lautrec - Résolument moderne"

Lundi 18 novembre 2019 à 14h00

Depuis 1992, date de la dernière rétrospective française de l’artiste, plusieurs expositions ont exploré les attaches de l’oeuvre de Toulouse-Lautrec avec la « culture de Montmartre ». Cette approche a réduit la portée d’un artiste dont l’œuvre offre un panorama plus large. Si l’artiste a merveilleusement représenté l’électricité de la nuit parisienne et ses plaisirs, il ambitionne de traduire la réalité de la société contemporaine dans tous ses aspects. L’exposition montre enfin comment cet aristocrate du Languedoc, soucieux de réussir a imposer son regard lucide, grave et drôle au Paris des années 1890 et pourquoi Toulouse-Lautrec s’inscrit comme un précurseur de mouvements d’avant-garde du 20e siècle, comme le futurisme.

Une exposition à découvrir au Grand Palais du 9 octobre 2019 au 27 janvier 2020

Conférence Civilisations "Le négoce caravanier au Sahara au temps des grands empires médiévaux (Ghana, Mali, Songhaï)"

Lundi 18 novembre 2019 à 15h45

Les chevaux et les dromadaires, dès l’Antiquité ont facilité le commerce caravanier entre le Sud du Sahara et l’Europe via l’Afrique du Nord. Grâce au Nil , l’Europe accéda aussi aux richesses subsahariennes par l’Égypte liée à la Nubie (Soudan actuel) par ce fleuve. On a une idée du tracé des premières routes des pasteurs à la fin du néolithique aux cavaliers contemporains de la conquête romaine par les gravures rupestres  du Haut Atlas (Maroc). Le dromadaire,  probablement domestiqué  au 3 ème siècle avant notre ère pour avancer le plus loin possible dans le Sahara, va complètement changer les échanges et les intensifier. Un certain nombre de villes-caravanières, de villes marchandes, apparurent progressivement, parallèlement à la constitution des réseaux humains, constituant des points de rupture de charge, d'échange ou de vente de marchandises. Il s'agissait des grandes cités portuaires d'Afrique du Nord (Alger, Tunis, Tripoli...), en lien avec l'Europeet l'Orient, des villes marchandes de la partie Nord du Sahara (Ouargla, Mourzouk, Ghadamès...) et de la frange nord du Sahel (Tombouctou, Djenné, Agadez...), et des villes des "empires du sud" (Zinder, Katsina, Kano...), liées en partie aux "empires forestiers". La pratique du commerce caravanier avait donc créé les structures humaines et "urbaines" qui allaient permettre son développement. L'ensemble des réseaux humains, s'appuyant sur un maillage de villes marchandes tournées vers l'Afrique du Nord et/ou l'Afrique noire, constituait un espace économique dont les limites recouvraient diverses entités politiques (notamment les espaces sous dominations touarègues), et au sein duquel les échanges pouvaient être pratiqués aisément. Ceci était rendu possible par le fait que l'ensemble des acteurs (sédentaires ou nomades, arabes, berbères ou d'Afrique noire, producteurs ou commerçants, musulmans, juifs, chrétiens ou animistes) avait intérêt au bon fonctionnement du négoce caravanier et en avait conscience !

Conférence d'Art "Luca Giordano (16341705): le triomphe du baroque napolitain"

Lundi 2 décembre à 14H00

 

Rétrospective consacrée au plus grand maître de la peinture napolitaine du XVIIème  siècle grâce aux prêts exceptionnels de toiles monumentales. Grâce aux prêts exceptionnels des toiles monumentales du musée national de Capodimonte et d'autres institutions européennes, le Petit Palais présente pour la première fois en France une rétrospective consacrée au plus grand maître de la peinture napolitaine du XVIIe siècle. Disciple de Ribera, Luca Giordano en tira tout le génie ténébriste. Mais sa formation, qui le conduit de Rome à Florence et à Venise, lui fit assimiler aussi bien la grande peinture décorative baroque que le coloris de Véronèse. Fort de cet héritage, il connut une gloire européenne qui le mena notamment, à l’instar de Rubens, à la cour d’Espagne.

Une exposition à découvrir au Petit Palais du 14 novembre 2019 au 23 février 2020

Conférence Civilisations "Sur la route de l’Obsidienne à la découverte des peuples de Mésoamérique!

Lundi 2 décembre à 15H45

En 1943, l’ethnologue Paul Kirchhoff crée le terme de Mésoamérique pour qualifier une aire culturelle où “ il existe une certaine communauté à l’intérieur de différences ethniques” et dont il propose des limites géographiques claires ; espace qui inclue aujourd’hui la moitié sud du Mexique, le Guatemala, le Belize, le Salvador, l’ouest du Honduras et une partie du Nicaragua et du Costa Rica . En se fondant sur des observations linguistiques, ethnographiques et archéologiques, Kirchhoff établissait ainsi l’existence, au moment de la conquête espagnole , d’une entité culturelle homogène , partageant un ensemble de quatre-vingt-dix traits communs, dont la formation résultait d’une longue évolution. Parmi les éléments qui composent la liste : construction de pyramides à degrés et de jeux de balle, écriture glyphique, système calendaire, certaines formes de sacrifices humains, l’astronomie, la culture du cacao et de l’agave, la fabrication de miroirs de pyrite et de lames prismatiques en obsidienne. Il est clairement établi que l'obsidienne était un matériau important dans les économies de la Mésoamérique précolombienne ; elle était omniprésente à travers la région et on la trouve dans les ensembles archéologiques de toutes les cultures et de toutes les périodes.

Conférence d'Art "Greco"

Lundi 9 decembre 2019 à 14h00

Cette rétrospective est la première grande exposition jamais consacrée en France à ce génie artistique.  Né en 1541 en Crète, Domenico Theotokopoulos, dit El Greco, fait son premier apprentissage dans la tradition byzantine avant de parfaire sa formation à Venise puis à Rome. C’est cependant en Espagne que son art s’épanouit et s’implante durablement à partir de la décennie 1570. Attiré par les mirifiques promesses du chantier de l’Escorial, l’artiste importe dans la péninsule la couleur du Titien, les audaces du Tintoret et la force plastique de Michel-Ange. Cette éloquente synthèse, originale mais cohérente par rapport à sa trajectoire, donne à Greco, mort quatre ans après Caravage, une place particulière dans l’histoire de la peinture : celle du dernier grand maître de la Renaissance et du premier grand peintre du Siècle d’Or. Ce sont les avant-gardes européennes qui, au tournant des XIXe et XXe siècles, redécouvrent Greco, éblouis par son oeuvre à la fois fougueuse et électrique, inscrivant son nom à côté du leur dans le grand livre naissant de la modernité.

Une exposition à découvrir au  Grand Palais du 16 octobre 2019 au 10 février 2020

Conférence Civilisations "Polynésie: rencontres multiples avec les plus grands navigateurs"

Lundi 9 décembre 2019 à 15h45

Le pacifique central fut la dernière région habitable du globe à être explorée et occupée par des hommes. Des populations originaires d’Asie du sud-est accostèrent au Vanuatu vers 1000 avant J.-C et entreprirent aussitôt un long voyage jusqu’aux Fidji. Les peuples de cette époque étaient les plus grands voyageurs hauturiers que le monde ait jamais connus. Pour les polynésiens, les îles sont la demeure, la terre (fenua), le territoire des ancêtres, la terre des générations ,futures, le lieu que l’on a nommé, conquis.  Trois mille ans d’exploration et d’occupation ont fait naître chez les peuples du pacifique une identité indissociable de la terre, des forêts, des lagons et de la haute mer. Ce lien profond s’est matérialisé par des objets, des histoires, des traditions orales, des constructions et des pratiques culturelles diverses à partir d’une matrice commune.

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Audrey Liénard

Guide-Conférencier 
National

Paris

Audrey Liénard

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